Tout le monde connait les avantages de la course sur tapis roulant. En premier lieu, la possibilité de s'adonner à son sport favori quelles que soient les conditions météo. Ni le froid ne nous arrête, ni la pluie ne nous décourage. Sans compter la facilité d'utilisation pour peu qu'on possède un tapis chez soi ou qu'on dispose d'une salle de fitness à proximité de son lieu de travail. Mais on ne sait pas vraiment si courir sur un tapis équivaut à courir en extérieur. Il est sûr qu'on ne remplacera jamais la senteur d'une rosée d'automne en forêt de Fontainebleau ou la majesté d'un mont alpin sous le soleil levant. Mais une fois le romantisme passé, on peut se demander s'il est possible de préparer un marathon en utilisant le tapis roulant ? Pour répondre il convient de savoir en premier lieu, si la dépense d'énergie est identique sur tapis et en extérieur. Mais cela ne suffit pas. Le tapis approchera la course en extérieur à condition que la foulée du coureur soit comparable dans les deux situations. Voyons ce qu'il en est !
Pour éclairer nos lanternes à énergie, on peut confronter la Vitesse Maximale Aérobie (VMA) atteinte lors d'un test réalisé sur tapis et sur piste. Nous l'avons fait à de nombreuses reprises. Et bien figurez-vous que les deux vitesses sont strictement identiques. Tout au plus observe-t-on des différences de 0.5 km/h selon les coureurs. Mais rien de significatif. La consommation maximale d'oxygène (VO2max) suit la même logique. Elle vaut sur tapis ce qu'elle est sur piste. En bref, l'énergie que vous donnez sur tapis égale celle que vous laissez sur la piste ou en forêt de Fontainebleau. Et la foulée alors ? Nous avons réalisé une étude comparative basée sur les principaux paramètres de la foulée mesurés par le Myotest®. L'étude détaillée est présentée dans la rubrique du site intitulée "Le laboratoire". Elle conclut que les paramètres de la foulée (temps d'appui, fréquence, amplitude, raideur, ondulation) sont comparables (pas de différences statistiques) que l'on court sur tapis ou en extérieur. Bien entendu le tapis emporte le pied vers l'arrière ce qui minimise le rôle des fessiers qui habituellement permettent au bassin de passer sur l'appui. Bien entendu, l'effet rebond est un peu moins prononcé mais dans l'ensemble, "l'empreinte de la foulée" du coureur est repérable sur tapis comme en nature.
Au final, on peut aimer ou détester courir sur tapis roulant. On peut trouver cela pratique ou lassant. Ce ressenti ne se discute pas. Mais on ne peut pas dire que le tapis ne permette pas d'approcher les conditions biomécaniques et énergétiques de la course en nature. Autrement dit, on peut imaginer préparer un marathon par exemple en gardant sa séance longue en extérieur le week-end – histoire d'approcher le plus possible les conditions rencontrées le jour J – et en plaçant deux séances sur tapis durant la semaine. Cécile* qui travaille dans une banque au cœur de Paris s'organise ainsi ; "par commodité". Et visiblement cela lui va bien.
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* Le prénom a été changé. Cet article a été écrit de manière indépendante sur la seule base des informations validées existantes et des mesures réalisées par Volodalen dans un cadre contrôlé.
Un lien commercial a été réalisé sur le texte (mot clé : tapis roulant) sans que cela n'influe d'aucune manière sur la rigueur du contenu.