les etirements - les étirements globaux - les techniques
   

Les étirements posturaux globaux

Ces étirements diffèrent grandement de ceux préconisés dans le premier chapitre de ce secteur. Ils ne sont pas utilisés à des fins d'échauffement avant une séance mais prennent place dans des séances spécifiques destinées à rétablir l'équilibre anatomique du corps. Ils ont, en effet, pour premier rôle de garder ou de redonner à l'organisme une organisation compatible avec une efficience et une santé harmonieuses.

Ces étirements partent d'un premier constat qui donne lieu à un principe.

1 Un constat et un principe

Le constat
Le constat est à l'interface de deux notions qui, de prime abord, peuvent paraître indépendantes.
1les muscles peuvent être trop toniques, rétractés en permanence, dans un état de contraction incompatible avec le relâchement gage de l'efficacité et de la non-agressivité du mouvement (voir première page de ce chapitre).
Ces contractions continuelles peuvent avoir des origines diverses :
Des petites atteintes ont pu toucher le tendon ou le corps musculaire.
Une commande nerveuse ininterrompue commandant inlassablement une contraction trop importante
Des traumatismes indirects : Qu'elles soient incontournables comme une entorse, une déchirure musculaire ou plus diffuses comme une contracture, les restes d'une entorse mal soignée, une ampoule… les pathologies ont des incidences qui dépendent de la seconde notion.

2nous cherchons, consciemment et inconsciemment, à fuir la douleur. Nous partageons cette fuite avec tous les animaux (psychologie/l'être biologique). Elle est la condition de notre préservation, l'assurance de notre pérennité. Les quelques personnes qui ne possèdent pas la sensation de douleur ne peuvent pas vivre longtemps. Généralement, elles se blessent gravement ou leur corps développe des dégénérescences des tissus (articulations, tendons…). Ce déclin rapide d'un être vivant qui ne ressent pas la douleur s'expliquerait par le fait que celle-ci agit de manière à provoquer un comportement de fuite aussi bien au niveau de la conscience qu'à des niveaux bien inférieurs.
Ce mécanisme est d'autant plus important qu'il agit en permanence. Prenons l'exemple du sommeil. Si dans notre lit nous adoptons une position agressive pour nos tissus, la sensation de douleur inconscience qui en découlera provoquera notre changement de posture. Inconsciemment, en plein sommeil, nous fuyons la douleur.

Cette fuite se retrouve dans l'activité physique. Imaginons que nous souffrions d'une grosse ampoule sous le pied droit et que nous continuions à courir. Qu'allons nous faire ? Allons nous poursuivre notre course comme si de rien n'était ? Garderons-nous le même geste, la même technique ? Un observateur extérieur nous dira sûrement que nous boitons…
En fait, nous allégeons le pied douloureux. Nous nous débrouillons pour mettre moins de force sur l'appui qui pose problème.
Tout irait bien si les adaptations s'arrêtaient là. Mais il n'en est rien. En allégeant un appui, nous obligeons l'autre à supporter une force plus importante. Résultat, il a tendance à s'écraser. Le bassin suit le mouvement ; il "s'enfonce" de ce côté ; sa ligne dévie de l'horizontale. Pour compenser cette fuite du bassin, le gros muscle dorsal (muscle spinal qui longe la colonne vertébrale) situé du côté qui s'affaisse se contracte. La conséquence est qu'il tire sur l'épaule située du même côté ; tout le côté s'en trouve abaissé. Parallèlement, de l'autre côté (celui qui a mal), le muscle situé à l'arrière du dos - qui recouvre l'omoplate et une partie de l'épaule (le trapèze) - se contracte dans sa partie supérieure. Il surélève ainsi l'épaule située du côté qui souffre participant par-là même à son allégement.
Finalement, que voit notre observateur extérieur ? Un boiteux, tout penché et tordu.
Que fait notre corps ? Il se déforme complètement pour éviter la douleur.
Fort heureusement, une ampoule est un mal passager. Dès que la douleur cessera, le corps retrouvera une position plus conventionnelle. En revanche, en cas de douleur plus durable (suite d'une entorse, contractures à répétition, tensions importantes, tendinites), rien ne dit qu'il en sera ainsi. Il est possible que la nouvelle attitude se fige, que les muscles restent rétractés même lorsque la douleur originelle aura disparu.

Cet exemple met le doigt sur le premier principe auquel nous voulions arriver. Le moindre problème corporel peut créer des déformations parfois fort éloignées. C'est le principe d'interaction.

Le principe d'interaction
Notre corps est un système composé d'éléments en interaction. Toute modification d'un élément du système rejailli sur les autres.
Pour être plus précis sur les termes, les éléments sont les os, les muscles et leurs prolongements (tendons, enveloppes fibreuses). Le système représente notre état anatomique ; l'arrangement de nos muscles les uns par rapport aux autres.
Toute action sur un os, un muscle, un tendon situés à un endroit donné du corps peut conduire à des réactions sur leurs semblables à d'autres endroits.

Mais comment savoir d'où provient telle adaptation corporelle ? Est-ce qu'il existe des invariants dans ces relations ou est-ce que l'on est condamné à réagir au cas par cas ?

La réponse n'est pas tranchée. Cependant, nous savons qu'il existe des constantes liées à des principes purement mécaniques et à la façon dont les muscles s'organisent entre eux. Des constantes liées aux chaînes musculaires ?


2 Les chaînes musculaires

Les muscles sont des éléments du système corporel dont nous venons de parler. Mais tous les éléments "muscles" ne sont pas liés entre eux de la même façon. Des groupes de muscles entretiennent des liens très étroits entre eux. Leurs enveloppes se touchent, leurs insertions se chevauchent. Ces dispositions géographiques s'accompagnent de relations fonctionnelles si marquées qu'elles peuvent nous permettre de considérer tous les muscles qui les partagent comme un seul. Ces muscles forment une chaîne musculaire.
Toute action à un endroit seulement de la chaîne ainsi constituée aura une répercussion immédiate à distance mais sur la même chaîne. Par exemple, tout étirement à un bout de la chaîne provoque une contraction à un autre bout.

PE Souchard donne un exemple particulièrement frappant de cet effet d'ensemble. Nous lui reprenons cet exemple et de nombreux autres raisonnements.

Au niveau de l'arrière de notre corps, nous avons un creux au-dessus du bassin (lordose lombaire = le creux de reins) et un autre au niveau du cou (creux cervical). Ces concavités sont plus ou moins formées selon les personnes. Mais dans tous les cas, si nous supprimons un creux, en tirant sur les muscles spinaux, l'autre s'approfondit. En d'autres termes, si nous tirons à une extrémité des grands muscles dorsaux (spinaux) la tension se déplace et s'exprime de l'autre côté (augmentation du creux).
Vous pouvez essayer de vous mettre debout et d'amener votre cou le plus droit possible. Observez ce qui se passe au niveau du bassin. Il tourne, le bas vient vers l'arrière, le haut fuit en avant ; la région basse du dos se cambre.

A gauche : les creux anatomiques lombaire et cervical
A droite : étirement de la région cervicale ; le bas du dos se creuse

Ce phénomène d'étirement local provoquant une tension à distance ne se cantonne pas au dos. En effet, la chaîne musculaire dont font parties les muscles spinaux commence à la base du crâne et se prolonge jusqu'aux pieds.

Les différentes chaînes

Selon les méthodes constituées (rééducation posturale globale, méthode Mézières, "méthode" Busquet…), les chaînes proposées ne sont pas exactement les mêmes. Pourtant, certaines "suites" musculaires reviennent invariablement. Parmi celles ci nous trouvons les deux grandes chaînes arrière et avant.

2.1 La chaîne arrière

Comme nous venons de le dire, elle commence à la base du crâne, descend parallèlement à la colonne vertébrale, enveloppe les fesses, l'arrière des cuisses, puis des jambes pour se terminer au niveau du talon.
Les principaux muscles qui la compose sont : les spinaux (dos), les fessiers profonds, les ischios-jambiers (cuisse) et le triceps-sural (mollet).


Chaîne musculaire arrière

Cette chaîne a dû se contracter pour permettre à nos ancêtres de passer de la position quatre-pattes à la position verticale. De ce lointain passé, il nous reste les séquelles d'une chaîne musculaire bien souvent très contractée. Nous reviendrons sur ce point au moment d'évaluer l'état de tonicité de nos différentes chaînes musculaires.

2.2 La chaîne avant

Deuxième grande organisation musculaire de notre corps, elle s'oppose à la chaîne arrière. Alors que cette dernière nous tirait vers l'arrière, elle nous penche vers l'avant.
Cette chaîne est composée d'un système assez dense de muscles et d'enveloppes fibreuses profondes qui maintiennent nos organes et nos viscères. Elle commence sous le menton, à la base de la colonne vertébrale, se projette vers l'avant et le bas ; occupe la région intercostale, se poursuit vers l'arrière et le bas (devant la colonne) jusqu'à la région du pubis. En descendant, elle occupe l'intérieur de la cuisse et l'avant de la jambe pour se terminer sur le dessus du pied. Les muscles qui la compose ne sont pas des vedettes des planches d'anatomie. Dans leur partie haute, ils ont pour noms intercostaux, scalènes, psoas. Au niveau inférieur, il s'agit des adducteurs et des muscles antérieurs de la jambe.


Chaîne musculaire avant

Cette chaîne avant intervient dans la respiration en jouant notamment le rôle de maintien des côtes et du diaphragme.

Chaînes avant et arrière sont les deux principales cordes d'amarrages de l'organisme. Leur tension respective détermine l'aspect général de la silhouette. Nous reviendrons sur ce point.

Mais avant, voyons les différentes chaînes secondaires.


2.3 Les chaînes secondaires

Rappelons que ces chaînes ne sont pas systématiquement signalées dans les ouvrages spécialisés.

La chaîne haute de l'épaule
Elle s'étend de la base latérale du cou jusqu'à la partie latérale de l'épaule en l'englobant complètement. Elle élève l'épaule


Chaîne haute de l'épaule

La chaîne interne-avant de l'épaule
Elle lie l'intérieur du bras au thorax. Sa rétraction limite l'ouverture de bras et accentue sa rotation interne.


Chaîne interne-avant d'épaule

La chaîne avant de bras
Elle commence au niveau de l'épaule pour se terminer au bout des doigts. Composée du biceps et des muscles intérieurs de l'avant bras, elle permet la flexion de l'avant bras sur le bras.


Chaîne avant de bras

La chaîne avant de hanche
Elle commence à l'extérieur de la hanche progresse vers l'avant et le bas, passe devant le pubis, rejoint le membre inférieur opposé pour se terminer sur l'intérieur de la cuisse. Les deux chaînes (gauche et droite) forment un X dont le croisement se fait à l'avant du pubis.
Cette chaîne participe à l'élévation de la cuisse et/ou au creusement des lombaires (bas du dos). Sa rétraction bascule donc le haut du bassin vers l'avant, le bas fuyant vers l'arrière (les fesses ressortent).


Chaîne avant de hanche

La chaîne inspiratoire
Comme son nom l'indique elle assure directement la respiration par l'action du gros muscle diaphragme.


Chaîne inspiratoire

La chaîne latérale de hanche
Elle commence à trois niveaux : en avant, en arrière et sur le dessus de la hanche. Ses faisceaux se rejoignent vers le bas et longent la partie latérale de la cuisse puis de la jambe. Cette chaîne assure l'écartement vers l'extérieur des membres inférieurs.


Chaîne latérale de hanche

Nous l'avons dit, selon les "courants" les chaînes ne se retrouvent pas à l'identique. Selon le formalisme Mézières, il n'en existe que quatre.
la grande chaîne arrière
la chaîne du bras
la chaîne avant intérieure : composée du diaphragme et des psoas iliaques. Elle réalise une synthèse des chaînes inspiratoire et avant de hanche du formalisme précédent (rééducation posturale globale : RPG). Elle intervient dans la respiration et dans la flexion de la cuisse sur le tronc (élévation du genou). Son raccourcissement est responsable du creux et des tensions dans le bas du dos (lordose lombaire).
la chaîne avant du cou : antagoniste de la chaîne précédente, sa tonicité provoque l'abaissement du menton et le creusement du cou (lordose cervicale).

Bien que différentiables par leurs dynamiques, les chaînes interagissent. Ces interactions sont particulièrement marquées au niveau du "centre respiratoire".

3 La respiration

Les muscles participant à la respiration semblent former un espace vers lequel convergent les autres structures musculaires de l'organisme. Ainsi, les chaînes musculaires avant et arrière sont en étroite relation au niveau de cette "zone respiratoire".
Semblable à un carrefour nerveux et musculaire le centre respiratoire reçoit et transmet les tensions de l'organisme. Cette place centrale fait dire aux artisans de la méthode de rééducation posturale globale (RPG) que les chaînes musculaires "naissent en ce point pour irradier aux 5 extrémités du corps" (la tête et les 4 membres).

Or la contraction des muscles respiratoires (diaphragme, intercostaux...) provoque le soulèvement de la cage thoracique. Dès lors la rétraction de ces muscles et des chaînes qui se connectent à eux se traduit par une "élévation et une projection" du thorax vers l'avant.
En conséquence, au cours de l'étirement des chaînes musculaires, l'objectif sera de chercher à réaliser le mouvement inverse à celui provoqué par la rétraction des muscles c'est à dire à descendre le thorax. Nous reviendrons sur ce point dans la page consacrée aux techniques des étirements globaux (page suivante).

Nous avons donc vu que :
1les muscles s'organisent en chaînes
2Ces structures musculaires interagissent entre elles notamment au niveau du centre respiratoire
3Leur rétraction peut provoquer des déformations dont le but premier est l'évitement de la douleur

Ces constats se rapportent aux cas ou des rétractions apparaissent. Toutefois, si toutes les masses musculaires ne présentent pas de rétraction importante, elles s'équilibrent dans ce qui constitue le principe 2.


4 Deuxième Principe : la perfection anatomique

Nous avons dit que les techniques d'étirements globaux visent à garder ou à retrouver une certaine harmonie anatomique. Cet idéal, Françoise Mézières - la fondatrice de la méthode d'étirements du même nom - l'appelle parangon ou "type normal".
La référence de Mézières est le modèle grec montré par les statues de l'époque hellénistique. Ses caractéristiques sont les suivantes :
Tous les éléments bi-latéraux (épaules, mamelons, ligne du bassin, omoplates…) doivent être horizontaux l'un par rapport à l'autre
les genoux doivent se présenter de face et pas tournés vers l'intérieur ou l'extérieur. Ce positionnement doit se maintenir lors de la flexion avant du tronc avec les membres inférieurs tendus.
les omoplates ne doivent pas ressortir dans le dos
le point le plus avancé du profil doit être le mamelon
debout, pieds se touchant sur la totalité de leur face interne, les membres inférieurs doivent se toucher en haut des cuisses, à l'intérieur des genoux, des mollets et par les malléoles.
le pied doit reposer à plat au sol, orteils relâchés.

Cet idéal n'est pas à atteindre parce qu'il est beau mais parce qu'il est la représentation d'un corps dont les chaînes musculaires ne souffrent d'aucune rétraction. Dans ce cas, la beauté du modèle est le gage du bon état de santé et de fonctionnement du corps.

Si ce n'est pas le cas, si des déséquilibres apparaissent, si une épaule est plus haute ou plus en avant que l'autre, si une cuisse est plus raide que l'autre… alors c'est qu'une ou plusieurs chaînes musculaires sont raccourcies. Alors, il convient de trouver celle(s) dont il s'agit.


5 Trouver les chaînes rétractées

L'évaluation des ensembles musculaires rétractés passe par l'observation de la façon dont la personne se tient. Ces investigations permettent de dégager deux grands types morphologiques.


Les deux grands types morphologiques : les attirés par l'arrière et les enroulés par l'avant

Pensez vous faire parti des arrières ou des avants ?

Les attirés par l'arrière
Représentez-vous un soldat au garde à vous. Poitrine sortie vers l'avant, épaules projetées vers l'arrière, regard bien droit, dos plat. Vous avez devant vous l'image d'une morphologie qui paradoxalement est attirée par l'arrière.
Cette attitude est le fait d'une rétraction de la chaîne arrière laquelle nous érige droit contre la pesanteur. La projection du thorax vers l'avant est due à un raccourcissement des spinaux (muscles dorsaux). Cette rétraction peut donner un dos complètement droit avec un bassin vertical. Elle peut également engendrer un creusement exagéré au niveau de la nuque et/ou des lombaires (arrière du bassin). La rétraction de l'arrière des cuisses (ischios-jambiers) a tendance à écarter les genoux. La tension se prolonge dans les mollets et jusqu'aux pieds où elle provoque un creusement de la voûte plantaire (pieds creux).
Cette rétraction des muscles arrières des cuisses n'est toutefois pas l'apanage des attirés vers l'arrière. En effet, les enroulés par l'avant peuvent présenter cette même caractéristique. Voyons pourquoi.

Un cas critique de rétraction de la chaîne arrière : la crise d'épilepsie

Les enroulés par l'avant
Le dos est enroulé, voûté (bossu) les épaules se "referment", la tête est projetée sur l'avant, le regard a tendance à être dirigé vers le sol. L'aspect général du haut du corps semble renfermé.
Les genoux sont plutôt tournés vers l'intérieur (rétraction des adducteurs), les muscles avant de la jambe participant à la rotation interne. Les pieds tendent vers une voûte affaissée (pieds plats).
Cet aspect est lié à une prédominance de la rétraction de la chaîne musculaire avant. Les muscles profonds du thorax, le psoas, les adducteurs et les jambiers antérieurs sont globalement trop rétractés. Cela ne veut pas dire que l'arrière (le dos notamment) n'est pas tendu (la rétraction des adducteurs provoque des tensions dans le bas du dos qui peuvent conduire à des tensions importantes de l'arrière des cuisses) mais que l'avant l'est davantage.

A ces deux grands types, peuvent venir s'ajouter des déformations latérales.

Les déformés de côté
Des adaptations destinées à éviter les douleurs peuvent conduire à la contraction exagérée d'une chaîne d'un côté préférentiellement. Pour repérer, ces phénomènes, nous devons faire appel au parallélisme horizontal.

L'observation regardera en position debout ou assise si une épaule, un mamelon est plus bas que l'autre. En position de fermeture du tronc sur les jambes tendues, elle repérera si un côté est plus tendu que l'autre (arrière d'une jambe plus raide que l'autre). En position assis en tailleur, elle verra si un genou descend plus bas que l'autre, c'est à dire si un adducteur (intérieur de la cuisse) tire plus que l'autre.

L'interprétation prendra en compte le fait que la chaîne arrière est propre à un côté (elle va de la nuque jusqu'au pied en restant d'un même côté du corps) tandis que la chaîne avant croise au niveau du bassin (chaîne avant de hanche). Ainsi, une tension située en haut, à l'avant droite du corps, aura tendance à se prolonger en tension relevée à l'intérieur de la cuisse gauche.

Partant de cette disposition anatomique, une épaule abaissée d'un côté pourra provenir d'une rétraction du haut de la chaîne avant situé du même côté. Elle pourra se prolonger par un genou qui en position de tailleur descend moins du côté opposé à l'épaule basse.

De la même façon toutes les chaînes peuvent être plus contractées d'un côté que de l'autre. Ceci est souvent le fait de compensations destinées à diminuer les forces s'appliquant sur certaines parties douloureuses du corps.

A terme, ces contractions intempestives posent souvent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent. L'apaisement de la douleur initiale se paie au prix fort. Certains endroits sont sur-tendus, des mouvements deviennent limités et douloureux, de nouvelles pathologies peuvent apparaître. De part sa position stratégique, la colonne vertébrale est le premier système osseux à exprimer ces compensations pathologiques. Déviations à droite et à gauche (scolioses), creux (lordoses), bosses (cyphoses), elle subit tous les "-oses" possibles et imaginables.

Arrivé à ce stade, une question se pose à la personne qui souffre de rétractions : comment faire pour retrouver une stature "normale" ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enroulé vers l'avant et attiré par l'arrière